Des idées pour faciliter les cours

Publié par EMEL Maryse

Des idées pour faciliter les cours
Les élèves saisissent avec beaucoup de difficultés les notions souvent "abstraites", selon eux, du cours...un peu comme le personnage de Ménon (le "restant", celui qui a du mal à se hisser, se détacher du sensible) dans le dialogue du même nom de Platon.
C'est une des raisons pour laquelle nous sommes sans cesse en quête d'exemples pour rendre le cours compréhensible et attractif, l'incompréhension aboutissant souvent à des bavardages recouvrant la voix du professeur.
je présente ici quelques ouvrages qui donnent des pistes utiles...toute autre contribution sera la bienvenue, afin d'améliorer la participation des élèves...et leur écoute.

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  1. L'école des super héros: la classe ouverte de philo au cinéma

Cynthia Hamani (LEXPRESS.fr), publié le 14/01/2013 à 16:01, mis à jour le 15/01/2013 à 14:33

Le Mk2 et Studio Philo lancent une initiative pédagogique qui mêle philosohie et film de super-héros.

L'ECOLE DES SUPER HEROS - Mk2 et Studio Philo vous propose des réflexions philosophiques sur Spiderman et ses collègues à l'école des super héros.

© Sony Pictures Releasing France

MK2 et Studio Philo présentent cette année L'Ecole des Super-Héros. A partir des questions posées par les mythes des super héros, les séances, associant extraits de films et analyses de textes philosophiques, proposeront aux spectateurs d'acquérir des connaissances spécifiques en philosophie à travers le monde des super-héros.

Nombreux sont ceux qui voient les super-héros comme un simple divertissement. Pourtant ne vous êtes-vous jamais posé la question de savoir si derrière chaque héros se cache un problème philosophique: Batman perd ses parents dans l'enfance, a une peur bleue des chauve-souris (tellement paradoxal cet homme) cache son identité... Spider man quant à lui, perd sa timidité derrière son masque. De quoi ramener Freud parmi les vivants.

Tentés? Les séances sont programmées tous les jeudis, à 18h, au MK2 Bibliothèque. De quoi dérider les futurs bacheliers en panique face à la philosophie.

Des idées pour faciliter les cours

Super-héros et Philo

de Simon Merle

Éditions : Bréal

Sortie le 3 septembre 2012

Relié / 128 pages / 18 euros

Présentation de l'éditeur :

Le monde des Super-héros est brutal, coloré, fantaisiste... Nous sommes tous, quelque soit notre âge, fascinés et pris dans la toile de ces récits imaginaires. Mais pourquoi y voir matière à réflexions philosophiques ? Les Super-héros, malgré leurs super-pouvoirs, sont vulnérables et sont le reflet à peine déformé de l espèce humaine. À travers leur double identité, ils incarnent à la fois l humain, avec toutes ses faiblesses, et une perfection physique et morale, qui tend vers le surhumain. Ils sont un miroir grossissant dans lequel nous pouvons contempler notre condition et nous interroger : qui sommes-nous ? Quel est notre devoir ? Que peut-on espérer ? Le détour par la fiction est parfois nécessaire pour faire tomber le masque et affronter les problèmes qui nous préoccupent dans la réalité. Ainsi, à travers l exemplarité du super-héros, c est finalement notre humanité que nous essayons de comprendre et notre monde que nous survolons.

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2. Le “devenir-zombie” caractérise notre époque hantée par le motif de la catastrophe, analyse dans un essai très vivant le philosophe Maxime Coulombe.

Obsédée par la catastrophe, notre époque s’agite sous le signe de sa menace sourde mais perpétuelle : l’Apocalypse se rapproche de nous, prête à nous engloutir. La fin serait proche, sinon déjà là. À défaut de penser la catastrophe, ou de la contenir, on la regarde avancer, on essaie de lui faire face, on en joue aussi, comme on joue à se faire peur.

La figure du zombie incarne de ce point de vue l’ambivalence de notre rapport au monde, fait de terreur et d’ironie entremêlées. Du cinéma aux séries télé (The Walking Dead), de la littérature aux jeux vidéo, le zombie hante notre espace mental et créatif, voire politique (ne se prépare-t-on pas à la sortie des ténèbres de Sarkozy-Voldemort, celui-dont-il-nefaut-pas-prononcer-le nom à l’UMP et qui, revenant parmi les vivants, les dévorerait comme un cannibale affamé ?).

Il y aurait au coeur de notre époque “quelque chose comme un devenir-zombie”, analyse le philosophe canadien Maxime Coulombe, pastichant le langage deleuzien, dans son essai Petite philosophie du zombie, ou comment penser par l’horreur. Comme, d’une manière distincte mais partageant quelques motifs, il existe aussi un “devenir-spectre”, exploré dans le dernier numéro de La Nouvelle Revue française consacré aux “fantômes”. Cette prédominance de la raison apocalyptique puise tant dans les grands drames du siècle que dans le sentiment de la part du sujet contemporain d’être impuissant face aux multiples menaces qui flottent dans l’air (écologique, nucléaire, biotechnologique…). “Nous vivrions au milieu des ruines de la civilisation occidentale, nous attendrions le vent qui emportera les cendres”, constate Coulombe, qui porte sur cette aura du zombie un regard philosophique plutôt que cinéphile (cf. Politique des zombies – L’Amérique selon George A. Romero de Jean-Baptiste Thoret, aux éditions Ellipses).

De quoi le zombie serait-il le nom ? D’une condition humaine dont l’Apocalypse forme l’horizon ultime. Rappelant son évolution dans le temps – de la figure cauchemardesque de l’esclavage dans la culture haïtienne à celle du monstre des films de Romero, incarnant la défaite de l’Occident et du châtiment divin -, Coulombe souligne que le cinéma de zombies constitue non seulement une critique de la société de consommation, mais plus profondément “une critique des valeurs individualistes et narcissiques de l’Occident” :

“L’individu est décimé car il est incapable de se concevoir au-delà de sa simple individualité.”

Le sujet se fait ainsi zombie en étant “un vivant absent de lui-même”.

Et si nous ne sommes pas tout à fait des zombies, la difficulté à vivre des expériences caractérise notre époque, comme l’indiquait déjà Giorgio Agamben dans Enfance et histoire, sur la destruction de l’expérience. Métaphore d’un sujet traumatisé et “catatonique”, le zombie est en nous. Être grotesque et kitsch, bête et violent, absorbé dans sa jouissance régressive, il nous rappelle qu’une “bête sanguinaire” sommeille parmi les vivants apeurés.

Si les fictions de zombies fleurissent aujourd’hui, c’est aussi parce que, face à l’incertitude de notre avenir, elles nous rassurent en alimentant une “singulière pulsion de mort”. Dans ce vertige des ruines et ce sentiment d’apaisement, Maxime Coulombe tire l’origine de la prospérité actuelle de la figure du zombie, à travers laquelle se révèle la pire part des hommes.

Petite philosophie du zombie, ou comment penser par l’horreur de Maxime Coulombe (PUF), 128 pages, 13 €

( source: http://www.lesinrocks.com/2012/10/11/livres/petite-philosophie-du-zombie-sommes-nous-hantes-par-le-motif-de-la-catastrophe-11310266/ )

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3. Rock'n roll et philosophie

Dans son ouvrDans son ouvrage Rock’n Philo, Francis Métivier propose une étude aussi divertissante qu’intelligente sur le rock… et la philosophie. Le mélange est au premier abord surprenant. Pourtant ils jouissent d’un succès intemporel commun. Ainsi si l’on peut trouver du sens à la lecture de Descartes ou de Platon à l’ère de la technoscience, on peut aussi se passionner à l’écoute de la musique d’Elvis et des Stones comme celle de Marylin Manson, des BB Brunes ou de Cœur de pirate. Les deux semblent sur ce point… indémodables. Peut-on pour autant les étudier ensemble ? Oui, car comme le souligne l’auteur dans son avant-propos, le rock est « porteur de sens : il traite souvent de grandes questions philosophiques »(p. 3).

La perspective de l’auteur est en fait double. Le rock est une musique, et partant un art. Il peut et doit donc être l’objet de la philosophie de l’art. Ainsi l’auteur ne se bornera pas à étudier les textes et le contenu de ceux-ci, mais présentera-t-il également la musique, qui en elle-même, puisqu’elle produit de l’émotion, produit également du sens. Celui qui recherche une solide réflexion peut se rassurer, c’est bien d’une œuvre philosophique qu’il s’agit. Certes, celle-ci ne vise pas à révolutionner la métaphysique, elle n’en est pas moins pertinente et vivifiante. Rock’n philo ne porte par ailleurs pas sur le rock en général mais sur des morceaux bien précis.

En effet à l’instar de la philosophie, le rock se développe dans toute son ambivalence : individualiste et transculturel, agent critique et force de propositions, doux rêveur et initiateur d’actions, instrument de subversion et de cohésion à la fois. L’art a toujours porté cette ambiguïté et il faut reconnaître aux grands morceaux du rock leur statut artistique. C’est donc sur ces morceaux mêmes qu’il faut se pencher, afin d’en dégager toute la substantielle moelle philosophique »(p. 5).

Il serait un peu dommage d’énumérer tous les morceaux et tous les thèmes qui seront abordés, cela enlèverai au lecteur la douceur de la surprise, la stimulation de l’étonnement. On peut néanmoins révéler que ce n’est pas moins de 22 thèmes, grâce à 39 « morceaux philosophiques » que l’auteur va mettre en lumière. Souvent, les associations surprennent, font « tiquer », par exemple Hume et les Beach Boys, Thomas d’Aquin et les BB Brunes, ou Spinoza et Elvis « The King » Presley. Ainsi pour tenter de présenter la méthode de l’auteur, nous tenterons de présenter une chanson, sans doute l’un des plus grands monuments du rock que tout guitariste en herbe rêverait de pouvoir jouer, associée à ce qui nous parait l’un des thèmes les plus fondamentaux de la philosophie. C’est ainsi la vérité qui sera étudiée au travers de Pyrrhon et du scepticisme et de ce morceau touché par la grâce… Stairway to Heaven de Led Zeppelin.

Afin de mieux cerner la démarche de l’auteur, il faut comprendre la méthode qu’il va employer dans la présentation de son analyse. Une étude débutera par le rappel d’éléments philosophiques et se poursuivra par la mise en rapport de ces données avec le texte et la musique du morceau choisi. Aussi dans son questionnement sur Stairway to Heaven, Francis Métivier va-t-il présenter brièvement, simplement mais de manière tout à fait pertinente le scepticisme tel qu’on peut le trouver dans la tradition antique, plus précisément dans la pensée de Pyrrhon.

La vérité en tant que concept pose un problème en ce qu’il nous échappe systématiquement et qu’il peut recouvrer beaucoup de sens différents. Trois dimensions retiennent cependant l’attention. On pourrait les exprimer ainsi :

- une vérité biographique : ce qui va donner un sens à la vie d’un individu. L’auteur prendre l’exemple d’un homme adopté dans on enfance et qui recherche la trace de ces parents biologiques.

- une vérité cosmologique : LA vérité. Le secret de l’univers, ses origines, sa destination, « savoir si la vérité existe »(p. 252)…

- une vérité historique : la connaissance exacte d’un événement historique permettrait de répondre aux questions que l’on se pose, par exemple qui a vraiment tué JFK, où puisqu’il est question de rock, Elvis est-il vraiment mort ou a-t-il atteint un autre monde ou un autre état de conscience ? Notons que pour certains cette dernière question pourrait plus être de nature cosmologique.

Si nous cherchons tous la vérité d’une manière ou d’une autre, pouvons-nous pour autant la trouver ? Il serait tentant de répondre par oui ou par non ; mais le scepticisme répond autrement, de façon plus tragique :

Le scepticisme du grec skptiko, qui inspecte, ne consiste pas à dire que la vérité n’existe pas. Une telle assertion serait une contradiction : de même que « tout est faux » est vrai et que « je doute de tout » est faux puisque je ne doute pas que je doute, de même l’énoncé « la vérité n’existe pas » a prétention à être vraie, mais contient sa propre négation. La vérité existerait parce qu’elle n’existe pas ? Non. L’idée sceptique est qu’on ne peut savoir si la vérité existe. Et malheureusement, c’est vrai. Vrai et tragique, quand on cherche la vérité sans la trouver et qu’il faut se résoudre à abandonner sa recherche sans savoir si l’abandon se justifie. (p.253).

Le scepticisme, comme presque toutes les philosophies antiques, n’a pas qu’une visé théorique, elle est aussi pratique. La recherche de la vérité conduit l’âme humaine à l’inquiétude. Ainsi, si l’on cesse de rechercher la vérité, sans doute l’inquiétude disparaîtra-t-elle avec.

Pour ce qui est de l’analyse de la musique et des textes de la chanson elle-même, nous laissons la parole à Francis Métivier, son talent brille de lui-même. Pour comprendre le propos il est cependant utile de rappeler que la chanson contient 3 personnages : une dame qui incarne le dogmatisme, un joueur de flûte (ou un oiseau) qui, au contraire, montre et incarne le chemin à suivre et la sagesse, et un narrateur, le sceptique.

« Pont instrumental et rupture rythmique emphatique. Nous franchissons une étape de plus. Solo de Jimmy Page. Accélération du temps. Abolition des repères spatiaux. Élévation de la matière. Dilatation du domaine de la pensée. Échos.

Break de batterie et retour au chant, aigu et criant, cette fois, énonçant en cascade l’action finale. Chaque vers est précipité par un break syncopé de tous les instruments. « And as we wind on down the road/our shadows taller than our soul » (« Et alors que nous arrivons à la fin de la route/ Nos ombres plus grandes que nos âmes ») : c’est le début de la chute, au sens mystique ; nous avons péché par orgueil, notre image et notre ego –notre ombre – dépasse notre âme, ce que nous devrions posséder de plus grand. La matière a pris le dessus. La dame dogmatique persiste à briller et à croire que la valeur de l’or se trouve dans l’or même. Contre l’individualisme et les sollicitations du monde extérieur, le secret de la vérité réside dans un air dont il faut nous laisser pénétrer, auquel nous devons ensemble prêter la plus grande attention. Un chant, plus qu’à entendre, à savoir écouter. L’attitude est sceptique et, au critère de la vérité, préfère la vie. Renonçons à trouver la vérité et elle viendra à nous. Dès lors, quand nous serons tous soudés et ne serons qu’un, quand l’indifférence laissera la place à la solidarité, nous cesserons de chuter, de rouler, de dévaler la pente, et, forts, nous nous stabiliserons telle l’immortelle vérité :

« When all are one and one is all

To be a rock and not to roll ». »(p. 260-261).

Francis Métivier marque avec Rock’n Philo cette ouverture de la philosophie au monde contemporain et incite le passionné de musique comme le philosophe à s’interroger sur l’exclusivité. Il y a dans la démarche même de l’auteur cet appel à l’ouverture propre à la philosophie, cette tendance à rechercher avec l’âme d’un rêveur les signes de la nature pensante, philosophique, de l’esprit humain qui, dans toutes ses productions, ne cesse de questionner. Philosophia Perenis ? Il y a sans doute un peu de ça si l’on peut marier, comme le fait si bien l’auteur, le scepticisme de pyrrhon et le mysticisme de Jimmy Page.

Nous ne pourrons que trop conseiller ce livre à tous ceux qui se passionnent pour la rigueur raisonnable de la philosophie et pour la fougue mystique du rock.

source: http://www.implications-philosophiques.org/recensions/rockn-philo-recension/

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4. Art et philosophie.

Les livres ne manquent pas....J'en ai retenu quelques uns que j'ai toujours trouvés lumineux pour faire cours:

  • Daniel Arasse: On n'y voit rien, Folio Gallimard

Daniel Arasse livre ici un petit livre remarquable sur le cheminement potentiel de notre pensée devant la toile. Le titre donne déjà la tonalité, légère, joyeuse même, ce qui n'est pas courant dans ce type d'exercice. Le livre s'articule autour de six courtes histoires en forme de dialogues imaginaires, de lettre ou d'interpellation du lecteur.

Daniel Arasse y soutient que la peinture pense et que le spectateur ne peut y ressentir de l'émotion qu'en retrouvant la pensée du peintre. Il ne découvrira celle-ci qu'en se posant des questions. Mais que fait cet escargot au premier plan de l'Annonciation ? Qu'est ce qui justifie que les Mages soient si laids ? La Venus d'Urbino est-elle dans le tableau ou ailleurs ? Et l'histoire des Ménines n'est-elle pas indispensable pour comprendre plusieurs aspects de cette toile ? source:http://www.cineclubdecaen.com/peinture/livres/arasseonnyvoitrien.htm

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Un an après La culture générale par les films, vient de sortir un deuxième ouvrage intitulé La culture générale par la peinture, dirigé par mon collègue et ami Louis Dizier. Je le recommande à tous ceux qui aiment la peinture mais aussi à ceux d'entre vous qui envisagent d'utiliser l'image dans leurs cours.

Cordialement,

Frédéric Bialecki

Ce livre propose une approche originale de la culture par l’analyse de tableaux accessibles à tous les publics. En partant de la peinture classique ou moderne, et de ses enjeux esthétiques, polémiques et sociologiques, il aborde les principaux thèmes développés en culture générale et s’adresse en particulier :
• aux étudiants dans le cadre des concours (HEC, IEP, concours administratifs, ENS) : ils trouveront un outil original pour préparer leurs colles, leurs oraux ou leurs dissertations ;
• aux étudiants littéraires ou des filières artistiques, qui veulent découvrir par l’analyse de l’image une réflexion sur la société contemporaine et ses racines ;
• à tous les curieux et les passionnés de peinture qui pensent que la civilisation de l’image nécessite plus que jamais un décryptage.
Confiés à des auteurs issus de différentes disciplines, des lettres à la géographie, de la philosophie aux mathématiques, il permet de croiser des regards sur des sujets ou des thèmes essentiels d
u monde moderne. (Ellipses)

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  • Comment regarder un tableau

Françoise Barbe-Gall

Résumé du livre : Comment regarder un tableau

Qui n'a pas éprouvé, devant un tableau, ce sentiment de ne pas posséder les clés pour le décrypter ? Nous ressentons des émotions, mais l'œuvre semble se dérober. Tournant résolument le dos à l'enseignement traditionnel de l'histoire de l'art, Françoise Barbe-Gall prend pour points de départ les impressions ressenties face à la toile et nous entraîne dans une exploration passionnante. Quel rapport le tableau entretient-il avec la réalité ? L'artiste a-t-il idéalisé la nature ? L'a-t-il déformée ? Le peintre a-t-il voulu provoquer un choc chez le spectateur ? Lui apporter une vision réconfortante ? Grâce à la clarté du propos et à la simplicité de la démonstration - pour subtile que l'analyse soit en réalité - tout devient lumineux et accessible : l'œuvre s'offre progressivement comme une évidence. Aux textes consacrés aux œuvres, anciennes ou contemporaines, s'ajoutent des " repères " qui précisent en quelques lignes certains points de référence. Très abondamment illustré, l'ouvrage est aussi un magnifique livre d'art.

des analyses et des adresses pour utiliser des films en terminale SMS

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Chers collègues,


C'est en tant que référent culture que je m'adresse à vous.

J'ai pensé que vous pourriez être intéressés par un ouvrage que j'ai dirigé aux éditions Ellipses et qui vient de sortir ce mois-ci en librairie. Il s'intitule La culture générale par les films.

Abordant les grands enjeux de culture générale du programme de prépa HEC 1ère année, à partir d'une quarantaine de films, il est destiné à des étudiants qui viennent de passer le bac. Il pourra peut-être également vous donner des idées pour utiliser des films dans le cadre de vos activités en lycée, en classe ou dans le cadre des dispositifs de votre établissement.

En cette période de réforme où il nous est demandé de développer davantage encore l'usage de l'image dans nos enseignements, je crois que ce livre, rédigé par une dizaine d'auteurs de spécialités diverses (lettres, histoire, économie, droit, géographie, philosophie, communication, cinéma) est l'occasion d'intéresser les élèves aux débats contemporains, politiques, économiques, sociaux et culturels. Composé d'articles de 5 à 10 pages, à partir de films accessibles, mais surtout refusant une approche trop technique, il entend donner envie de s'interroger et engager la réflexion des élèves.

En marge ou en complément des opérations consacrées au cinéma, mon objectif a été de rapatrier le cinéma de la sphère du divertissement (ce qu'il est souvent pour les plus jeunes) vers la culture générale, c'est-à-dire un questionnement sur le monde sans jargon inutile, mais en proposant des contenus et des analyses que j'espère stimulantes. En partant souvent de films connus du grand public, mais en recourant aussi à des classiques ou des films un peu moins connus et qui gagneraient à l'être, je crois qu'il est possible de développer l'intérêt et la curiosité des élèves dans diverses disciplines.

Issu d'un travail mené dans le cadre de l'atelier cinéma de mon lycée, cet ouvrage retiendra peut-être votre attention, soit à titre personnel, soit dans le cadre d'achats pour votre établissement ou votre CDI.


Cordialement,

Frédéric Bialecki, professeur en prépa HEC

PS : Ce livre de 400 pages est vendu 22,40euros et un peu moins s'il est commandé en groupe ou dans le cadre d'une commande scolaire. Je vous invite également à avertir vos collègues impliqués éventuellement dans le dispositif ciné-lycée

Les films appartiennent à notre quotidien : ils sont au coeur de la culture contemporaine, familiale ou amicale. Ce livre fait le pari qu’ils ne sont pas seulement un objet de divertissement ou une affaire de spécialistes. Ils méritent d’entrer pleinement dans le champ de la culture générale, car ils sont les témoins privilégiés du monde moderne et de nos modes de représentation ou de pensée. Analyser un film, c’est aussi peut-être se comprendre soi-même.
L’étudiant ou le curieux pourra trouver ici des exemples de films qu’il connaît souvent, pour nourrir sa réflexion et lui permettre d’élaborer une culture solide, mais surtout personnelle et originale. Chaque film est en effet lu à la lumière d’une réflexion générale, conduite par des spécialistes de différentes disciplines. Le cinéma est alors l’occasion d’une rencontre entre différents champs du savoir moderne.
À qui s’adresse cet ouvrage ?
• Aux étudiants dans le cadre des concours (HEC, IEP, concours administratifs, ENS) : ils trouveront un outil original pour préparer leurs colles, leurs oraux ou leurs dissertations
• Aux étudiants littéraires ou des filières artistiques qui veulent découvrir par l’analyse esthétique les enjeux du monde contemporain, à travers des genres et des réalisateurs variés
• À tous les curieux et les passionnés qui pensent que le cinéma est plus qu’un objet de divertissement (
Ellipses)

les "jeux sérieux"

A partir des travaux engagés par la commission "Mobilité", l’académie de Créteil propose, sur le site du Pôle numérique, le catalogue des applications utilisées par les enseignants de façon expérimentale.

Lien vers Créteil@EduMarket : http://edumarket.crdp-creteil.fr/